COUPE D'EUROPE JUNIORS. POLOGNE. WROCLAW. 20 ET 21 JUILLET 2014.

Première sélection officielle pour moi en tant qu'arbitre continentale. Je ne pensais pas remettre si vite ma nouvelle cravate et mon nouvel écusson mais c'est tant mieux.

VENDREDI 18 JUILLET

Direction la POLOGNE. WROCLAW pour être précise. Bon point déjà, la Pologne, je ne connais pas du tout. Pour moi qui aime les voyages et découvrir d'autres pays, c'est une bonne chose.

Je prends l'avion à Lyon le vendredi matin trèèèèèèèèès tôt, avec une escale à Munich, où je retrouve Davy, mon collègue qui lui aussi a passé l'examen avec moi en Russie. 

Arrivés à Wroclaw à 13h30, nous retrouvons l'équipe de France à l'hôtel ORBIS. Pas de première jeunesse l'hôtel, mais très confortable.

Vous pouvez visionner toutes les photos dans la rubrique album, puisque je n'en mets que quelques unes dans cet article.

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Je reçois mon équipement de l'équipe de France, ainsi que mon diplôme officiel et ma carte officielle d'arbitre continental. Voilà qui devient sérieux.

La réunion des arbitres n'ayant lieu que le samedi matin avant la compet, Davy et moi consacrons le reste de l'après midi à la visite du coin.  Centres commerciaux, mais aussi le centre ville qui finalement n'est pas très loin à pieds. Pour être tout à fait franche, rien de très folichon en dehors de quelques jolies façades sur la place principale.

Wroclaw 098

Le sport national ici semble être le tag sur les murs des immeubles, dont pas un n'est épargné. Nos banlieues françaises n'ont rien à envier à cette ville Polonaise, malheureusement.

SAMEDI 19 JUILLET

Et voilà! Le grand jour est arrivé. Réunion des arbitres où nous découvrons les évaluateurs de l'UEJ. Mr SMOLIN, le russe qui était déjà en Russie ainsi que Mr HEFKA, le Tchèque que je ne connaissais pas. Nous sommes nombreux, 7 par tapis, dont quelques arbitres nationaux Polonais et Luxembourgeois. 4 tapis de compétition.

Wroclaw 2 001

La salle est très belle et climatisée. Oufffffffffff! Ca me faisait soucis, vu la chaleur qu'il faisait dehors. On ne va pas passer la journée à suer dans nos vestes et chemises. Pas d'écran, comme en Russie, affichant l'ordre de passage des arbitres, mais des feuilles apportées au fur et à mesure par la table centrale. Là encore, pas le temps d'aller au petit coin, car au maximum nous n'avions que deux combats sans être dans la triplette. Et comme chacun le sait, un combat ça peut parfois aller très vite. On ne prend donc pas le risque. Nous sommes chacuns équipés d'une oreillette qui nous permet la communication avec la table. Cette fois ci, les évaluateurs s'occupent chacun de deux tapis. Pour ma part, c'est Mr SMOLIN qui fait la pluie et le beau temps sur mon tapis et celui d'à coté.

Wroclaw 2 004

Un peu de nervosité avant de monter sur le tapis. Un peu normal je pense, c'est une grande première aujoud'hui. D'ailleurs je commence fort, avec un golden score. Quand on sait que le mot d'ordre est de les éviter au maximum, ça démarre "mal". Ceci dit, aucun de mes juges n'est intervenu pour demander une quelconque pénalité donc... La journée se déroule avec tout de même quelques erreurs de valeurs. C'est toujours pareil, la caméra étant du même coté que les juges, seul l'arbitre peut voir ce qui se passe de l'autre coté. Toutefois, les juges ou l'évaluateur qui eux se trouvent à Pétaouchnok de l'autre coté pensent avoir mieux vu que toi qui a le nez dessus. Mais bon, il faut apprendre à dire amen et à s'éxécuter sans rechigner. Frustrant... Mes juges me demandent par deux fois des pénalités dans l'oreillette, que je mets, donc. Je ne saurai pas expliquer pourquoi, mais je ne me sens pas aussi à l'aise qu'en Russie. Un peu plus de mal à lire les combats. A ma décharge, mon dernier arbitrage datait du 18 mai, soit deux mois sans avoir arbitré... Et ça, ce n'est pas bon du tout. Pour être bon, il faut pratiquer, y'a pas de secret.

Je le sens mal du coups, et je suis quasi sure de ne pas être sur le bloc final. Dans le mille Emile, je n'y suis pas... Grosse déception. J'espérais au moins être juge, mais niet, rien, nada. En revanche une grosse boule dans la gorge. Davy a quant a lui fait une belle journée donc il est sur le bloc final. Oh je ne suis pas la seule à être "punie", loin de là. Mais quand même... La pilule est dure à avaler.

Je fais ni une ni deux, j'attends la fin de la compéition et je vais voir Mr SMOLIN afin de lui demander ce qui n'a pas été selon lui. Réponse: quelques erreurs de valeurs donc, un peu de mal à gérer les combats (les fameuses pénalités demandées par mes juges). Je dois mieux me déplacer. Arggggggggggggggghhhhhhhhhhhh! Put*** de bordel de merde! Mon principal défaut, celui contre lequel je me bats à longueur de compétitions. Je le sais, je suis trop speed et trop souvent dans le dos des combattants alors que je devrai être entre les deux. C'est pas comme si je ne le savais pas ça.... Bref, je rentre à l'hôtel, en colère contre moi-même. C'est vrai que je me suis moins concentrée sur mes déplacements. Ce devrait être naturel, mais chez moi, ça ne l'est pas. Ca me demande une énergie considérable de me pondérer et je termine généralement les championnats sur les rotules, principalement parceque je prends sur moi même toute la journée pour me forcer à ne pas être naturelle. D'ailleurs, je rentre à l'hôtel et je m'écroule de fatigue, je dors 1h avant le repas.

Je me couche en me repassant le film de la journée, bien décidée à ne pas faire les mêmes erreurs le lendemain.

DIMANCHE 20 JUILLET

La journée commence avec un briefing nous annonçant que la veille l'arbitrage n'avait pas été à la hauteur de leurs espérances. Bon début de journée...

Retour sur le tapis 4 avec aujourd'hui comme évaluateur Mr Hefka. Dès le début de la journée, j'ai la désagréable impression d'être transparente. Il ne me calcule pas. Enfin c'est le sentiment que j'ai. Et ça dure toute la journée comme ça. En revanche, aujourd'hui je me concentre à mort sur mes déplacements. Et là, c'est le drame! La boulette... Une combattante crie lors d'un retournement en sankaku jime / gatame. Et là, j'annonce "sonomama" et applique la procédure habituelle dans ce cas là. Sauf que le grand chef se lève et vient me voir à la fin du combat pour m'expliquer qu'on doit annoncer ippon si elle crie. Ah..... Oui, aussi...... Ben, si Corine, tu vois bien qu'il te calcule le Monsieur..... Même qu'il vient de te coller sous le nez ta grosse "boulette". Bon, ben ça, c'est fait. Autant vous dire que tous mes espoirs de bloc final se sont envolés en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Et là encore, je ne me suis pas trompée. Pour la deuxième fois du week-end, me voilà spectatrice au moment des places de trois et des finales.

Rebelotte, j'attends la fin de la compet pour aller voir l'évaluateur et lui demander ce qui n'a pas été. En gros, les mêmes choses que la veille.

On nous annonce dès la fin de la compétition qui reste dans son groupe ou en change. Pas de surprise, au vu de ma perf du week end, je reste dans mon groupe C, tandis que Davy, lui, monte dans le groupe B. Je suis très heureuse pour lui, il l'a mérité, il a bien arbitré.

Bon, soyons tout de même positifs, je vous noircis le tableau parceque je suis moi-même déçue de ma prestation. Dans l'absolu, je n'ai pas été si pire que je vous le dis. Le problème, c'est que le moindre truc prend des proportions toutes autres au niveau international. C'est démultiplié. Et c'est ça qui fait toute la différence avec le niveau national et en deça. Pour en avoir discuté avec une autre arbitre qui elle aussi a été "punie" sur les deux jours, elle me disait que lorsqu'elle tombait sur ces deux évaluateurs elle n'était jamais sur le bloc final alors qu'avec d'autres elle y est toujours.... Vas comperndre Charles....... Allez, on fera mieux la prochaine fois. Après je redémarre au bas de l'échelle à ce niveau là. Il va ma falloir faire mes preuves et travailler encore et toujours. Ce que je sais faire de mieux en fin de compte...

Et puis d'un point de vue relationel, tout s'est bien passé avec les juniors de l'équipe de France et Christophe GAGLIANO, l'entraineur national. J'ai même du gérer un cas plutôt épineux au saut du lit dès le ludi matin, étant la dernière française encore sur place. Mais chuuuuuuuuuuuuut, ça ce sont les aléas du direct... ;-)

 

 

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